 |
|
 |
 |
| .-. Le Jardin Mouillé .-. |
| |



La croisée est ouverte, il pleut
Comme minutieusement,
A petit bruit et peu à peu,
Sur le jardin frais et dormant.
Feuille à feuille, la pluie éveille
L'arbre poudreux qu'elle verdit :
Au mur, on dirait que la treille
S'étire d'un geste engourdi.
L'herbe frémit, le gravier tiède
Crépite et l'on croirait là-bas
Entendre sur le sable et l'herbe
Comme d'imperceptibles pas.
Le jardin chuchote et tressaille.
Furtif et confidentiel :
L'averse semble maille à maille
Tisser la terre avec le ciel.
Il pleut, et les yeux clos, j'écoute,
De toute sa pluie à la fois,
Le jardin mouillé qui s'égoutte
Dans l'ombre que j'ai faite en moi.
.- H. De Régnier .-
 |  | | > Commentaire(1) | |
 |
 |
| .-.- La Nuit .-.- |
| |

La nuit s'est réfugiée
sous le visage illuminé de l'eau.
Mais les lueurs qui frétillent
sur la plus noire écume,
au creux des creux
Les plus profonds la trahissent :
elle respire sous
La vague qui laboure le sable
Sale avec des coquillages éclatés.
Dans chaque coquille,
elle se révèle toute entière ;
et les paludiers, dans les champs
Trafiquent son éclat.
 |  | | > Commentaire(18) | |
 |
 |
|
 |
 |
| .-.- Oiseaux .-.- |
| |

Pigeons, qui vous baisez d'un baiser savoureux
Tourtres qui lamentez d'un éternel veuvage,
Rossignols ramagers qui d'un plaisant langage
Nuit et jour rechantez vos versets amoureux.
.- P. de Ronsard .-


|  | | > Commentaire(8) | |
 |
 |
| .-.- Une Fée .-.- |
| |



Et j'ai cru voir la fée au chapeau de clarté
Qui jadis sur mes beaux sommeils d'enfant gâté
Passait, laissant toujours de ses mains mal fermées
Neiger de blancs bouquets d'étoiles parfumées.
S. Mallarmé..
 |  | | > Commentaire(32) | |
 |
 |
|
 |
 |
|
 |
 |
| .-.- En AVRIL .-.- |
| | 
.- Avril prépare les épis.
L'herbe pousse, semée de boutons d'or..
Les primevères colorent les vergers..
Les haies verdoient, les épis se forment, les bourgeons éclatent..
.-En Avril, la pluie est bienfaisante pour la jeune végétation.-
.- Avril pluvieux laisse augurer des greniers et des tonneaux bien pleins.-
|  | | > Commentaire(14) | |
 |
 |
| .-. APPARITION .-.- |
| | 


.-La lune s'attristait. Des séraphins en pleurs
Rêvant, l'archet aux doigts, dans le calme des fleurs
Vaporeuses, tiraient de mourantes violes
De blancs sanglots glissant sur l'azur des corolles.
C'était le jour béni de ton premier baiser.
Ma songerie aimant à me martyriser
S'enivrait savamment du parfum de tristesse
Que même sans regret et sans déboire laisse
La cueillaison d'un Rêve au coeur qui l'a cueilli.
J'errais donc, l'oeil rivé sur le pavé vieilli
Quand avec du soleil aux cheveux, dans la rue
Et dans le soir, tu m'es en riant apparue
Et j'ai cru voir la fée au chapeau de clarté
Qui jadis sur mes beaux sommeils d'enfant gâté
Passait, laissant toujours de ses mains mal fermées
Neiger de blancs bouquets d'étoiles parfumées.-
.-S. Mallarmé.-
 |  | | > Commentaire(7) | |
 |
 |
| .-.L'OISEAU BLANC.-. |
| | 


.-Ce sang qui vole,
ce coeur flottant,
la parabole,
contre le vent.
C'est un oiseau,
jailli de terre
le voici haut
dans la lumière.
Et mes yeux nus
contre la vitre
ne savent plus
quel toit m'abrite
ni qui m'appelle.
Ecartelée,
je suis restée
prise à ses ailes.
A.M. Kegels.
 |  | | > Commentaire(2) | |
 |
 |
 |
| Août 2008 |
| L | M | M | J | V | S | D |
| | | | | 1 | 2 | 3 | | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | | | | | | | | | | << >> | |
 |
|
|
|
 |
Toute la Corse sur Club-Corsica.com |
|